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L'orthothérapie, une bonne posture pour ne plus avoir mal !

publié le 30 oct. 2012 à 02:02 par Fred de VitaliZen   [ mis à jour le·9 déc. 2012 à 11:53 par Sophie CLAUDE ]
Auteur : Michel Lemonnier

site internet : Orthothérapie Concept

L'orthothérapie a pour pays d'origine les États-Unis. Un orthopédiste américain, le docteur Arthur Michèle en a structuré les fondements. 
L'orthothérapie a vu le jour au Canada vers 1975, dans la province de Québec. L'orthothérapie, par définition, est une profession qui vise à soulager les douleurs musculaires et les raideurs articulaires souvent dues, soit à des défauts de posture, quelquefois à des gestes brusques, parfois au manque d'exercices, soit même dû à un accident quelconque.

Ce que les orthothérapeutes ne sont pas
L'orthothérapeute ne craque pas la colonne. Les manipulations sont du ressort de la chiropractie seulement. L'orthothérapeute, quant à lui, utilise les mobilisations pour traiter efficacement le squelette. Il utilise la méthode dite du PAC, méthode utilisée en kinésithérapie et qui se définit par des mobilisations passives, actives et contrariées. 
L'orthothérapeute n'a pas la prétention de porter le titre de docteur, bien au contraire. N'étant pas médecin, il ne guérit pas les maladies.

Que pouvez-vous vous attendre des orthothérapeutes ?
L'orthothérapie de par son champ d'action permet, de redonner aux articulations leur pleine amplitude de mouvement, de redonner au membre souffrant tous ses moyens, sa force.

L'orthothérapeute devra dans un premier temps établir, lors de la consultation initiale, un bilan de santé, l'analyse posturale et le bilan musculaire qui s'exercent par le biais de l'observation, de la palpation des tissus mous et du “test” musculaire.

Dans un deuxième temps, si l'orthothérapeute décèle un déséquilibre fonctionnel d'un organe qui est susceptible d'engendrer la maladie, ou s'il décèle qu'il n'a ni la capacité, ni l'expertise pour traiter la pathologie, il a le devoir moral et légal de référer son patient à un médecin. En effet, les soins curatifs nécessités par la maladie ne sont pas du domaine de l'orthothérapie, mais bien de la médecine officielle, telle que réglementée par le Législateur.

Le champ de l'orthothérapie est vaste. En effet, l'orthothérapeute peut traiter tout ce qui est de l'ordre du système neuro-musculo-squelettique. Que ce soit un muscle étiré, une vertèbre de la colonne affaissée, ou un nerf rachidien pincé, l'orthothérapeute peu, de par sa formation, traiter la pathologie et amener son patient à un état de bien-être.

L'orthothérapeute possède plusieurs outils et qualifications. D'abord, il maîtrise bien l'art du massage. Il est de notoriété publique qu'aucune machine ne pourra jamais remplacer une main experte, dotée d'une sensibilité sans cesse en éveil, guidée par l'expérience. Le massage est un outil de base de premier choix pour l'orthothérapeute. D'ailleurs, le slogan de l'orthothérapie est : « Le forgeron chauffe toujours le fer avant de le plier ».

Pourquoi chauffer les muscles ?
Tout bon entraîneur sportif ne peut que souscrire à la véracité de ces paroles. En effet, on conçoit mal qu'un athlète puisse obtenir de hautes performances, s'il n'a pas pris soin de faire préalablement une séance de réchauffement musculaire. Ainsi, donc, de par son essence même, le massage permet à la fois de réchauffer les muscles, donc de préparer le terrain pour le traitement d'orthothérapie. 
Le massage active la circulation, apaise les contractures musculaires et permet aux mains de l'orthothérapeute de «voir», c'est-à-dire de détecter la moindre enflure, le moindre changement de température du corps, pouvant ainsi conduire à la pathologie.

De plus, l'orthothérapeute, toujours dans l'esprit de « chauffer le fer », utilisera ce qu'on appelle des « hydrocollators », des sacs de gel de silice, chauffés préalablement dans l'eau chaude et qu'on place directement sur l'endroit du corps à réchauffer, le tout enveloppé dans un étui spécial, et ce, afin d'éviter le contact sur la peau, ce qui provoquerait bien entendu des brûlures. Après environ cinq à dix minutes selon le cas, le tout est enlevé et l'orthothérapeute pourra procéder au massage avec les bienfaits ci-haut mentionnés.

Une fois la musculature ainsi bien réchauffée, selon le cas, on pourra alors procéder à la kinésithérapie à l'aide de la méthode dite du PAC, c'est-à-dire des mouvements avec un patient qui n'opposera aucune force. Selon le cas, après un nombre de traitement, le patient pourra s'aider dans les mouvements. Puis, lorsque le problème articulaire sera corrigé, le patient devra opposer de la force au mouvement, et ce, dans le but visé de rééquilibrer ainsi la musculature et l'articulation.

Les équipements de l'orthothérapeute
S'il s'agit de traiter la colonne avec une pathologie d'affaissement des disques intervertébraux, ou même d'une racine nerveuse “pincée, après avoir de même procédé au réchauffement de la musculature concernée, soit le dos, l'orthothérapeute utilisera des exercices appropriés, ainsi qu'une élongation oscillatoire à l'aide d'une table de traction et ce afin de redonner la pleine amplitude de mouvement aux vertèbres, libérant ainsi les disques rachidiens et du même coup la racine nerveuse concernée.

De plus, selon le cas, l'orthothérapeute utilisera certains équipements tels : L'espalier, un ballon d'exercice, une table d'élongation oscillatoire et un vibromasseur, un appareil infrason, un stimulateur musculaire, etc.

Des pathologies diverses
Ainsi, un orthothérapeute peut travailler un grand nombre de pathologie physique aussi diverse qu'une « épaule gelée » (mouvement restreint) ou une sciatalgie.

Des défauts de posture peuvent créer des pathologies diverses. Par exemple, quelqu'un qui fait beaucoup de travail de bureau aura fort probablement, tôt ou tard, des problèmes cervicaux, voire des problèmes se situant aux bras tels, picotement, engourdissement, perte de mobilité, épicondylite (tennis elbow), etc.

Un camionneur ou quelqu'un qui travaille assis constamment développera des problèmes au niveau lombaire, tandis que quelqu'un qui travaille toujours debout aura immanquablement des problèmes lombaires ou des troubles circulatoires au niveau des jambes.

Un sportif, quant à lui sera sujet à des pathologies diverses dus à un surmenage. Encore là, dans tous ces problèmes propres aux différents secteurs d'activités des gens, l'orthothérapeute possède les outils nécessaires à un rétablissement du patient.
 
Nous venons d'évoquer les sportifs. Il est de plus en plus notoire dans le domaine sportif, que l'orthothérapie commence à occuper une grande place. En plus de traiter les gens en orthothérapie, nous pouvons dire avec fierté que grâce à l'orthothérapie, des athlètes se sont qualifiés, voire distingués dans plusieurs disciplines et différentes représentations.
En effet, pour ne mentionner qu'elle, Nancy Drôlet, elle-même orthothérapeute, a été médaillée d'argent aux jeux Olympiques de Nagano en 1998. Elle s'est de plus illustrée au Championnat du monde, championnat dans lequel elle reçut à cinq reprises la médaille d'or.

L'orthothérapie gagne en popularité
Alors, il est évident que l'orthothérapie est en pleine croissance. L'orthothérapie est de plus en plus reconnu par un grand nombre de médecins et de plus en plus de gens y ont recourt ou sont référé par leurs médecins. L'orthothérapie, comme mentionné précédemment n'a pas pour but de prendre ou de revendiquer la place de la médecine traditionnelle, loin de là. Un orthothérapeute ne revendique pas, ni ne revendiquera jamais de porter le titre de « docteur ».
En effet, un orthothérapeute a le devoir moral de référer tous les cas qui ne relèvent pas de sa compétence à un médecin directement, lequel pourra alors diriger son patient selon le cas. C'est dans cette optique qu'un orthothérapeute lors de la première consultation, établira d'abord un bilan musculaire complet, lui permettant d'établir son plan de traitement.